« Il suffira de dire que, cette nuit-là cet homme était encore mon phare et mon albatros à mesure égale.
La seule idée plus inconcevable encore que celle de le quitter, c’était rester ; la seule chose plus impossible pour moi que rester, c’était partir. Je ne voulais rien détruire, ni personne. Je voulais juste m’éclipser discrètement par la porte de derrière, sans causer d’histoires, sans engendrer de conséquences, et de là courir sans m’arrêter jusqu’au Groenland. »
D’eux deux il en fut ainsi
Comme il en est du chèvrefeuille
Qui au coudrier se prend :
Quand il s’est enlacé et pris
Et tout autour du fût s’est mis,
Ensemble ils peuvent bien durer ;
Qui les veut ensuite désunir
Fait tôt le coudrier mourir
Et le chèvrefeuille avec lui.
- Belle amie, ainsi est de nous :
Ni vous sans moi, ni moi sans vous.
Alors oui, je n’ai pas tenu à jour mes lectures de chaque mois ; ma seule tentative en janvier m’a fait peur en voyant le nombre de livres lus en un mois. Donc, je vais faire plus simple et parler simplement des livres qui m’ont marquée dernièrement (bon… enfin les livres dont je me souviens car je vis à différents endroits, et j’ai une mémoire assez limitée…).
- Tout peut arriver, Jonathan Tropper : comment la seule suspicion d’une maladie mortelle change toute la vie du personne principal et il secoue alors toutes les choses qu’il supportait dans sa vie auparavant : sa fiancée, son travail, sa famille, …
- Les baguettes magiques d’une Chinoise de Lyon, Gabrielle Keng-Peralta : un livre de cuisine pour changer, l’auteure raconte son enfance passée dans le restaurant de son père où celui-ci cuisinait chinois sans avoir toutefois tous les ingrédients adéquats donc il utilisait des substituts qu’il trouvait dans les produits français. Bref, comment cuisiner chinois avec ce qu’il y a dans le frigo. Livre bien écrit, la seule chose qu’on peut lui reprocher c’est d’être un petit livre (mais le prix est donc plus abordable).
- Trois grains de riz, Aki : où l’histoire de Delphine avec ses 2 soeurs, bref des aventures autobiographiques et même si c’est une bédé éditée pour les enfants cela fait plaisir de retrouver la célèbre Aki.
- Banana Love : Et autres nouvelles, Elizabeth Crane : des nouvelles où des héroïnes vivent du mieux qu’elles peuvent… vision drôle de la vie, quelquefois pathétique mais l’écriture est toujours mordante. Bref, un petit bijou.
- Les vies privées de Pippa Lee, Rebecca Miller : Pippa Lee a vécu deux vies en une seule vie, le tout orchestré indirectement par la présence de sa mère. Pippa évoque sa descente aux enfers comme la banalité de sa vie. C’est un livre curieux, curieux car je n’ai pas su si je l’avais aimé ou non quand je l’ai eu fini (oui curieux à ce point-là). Pippa a vraiment une vie extraordinaire, mais elle finit par rentrer dans un moule souriant et calme en épousant l’homme qu’elle aime. L’histoire de Pippa Lee a été adapté au cinéma par son auteure, je n’ai pas encore vu ce film.
Et je vais faire un petit encart sur les livres pour ado-pré-ado que j’ai pu dévorer avec plus ou moins de plaisir dernièrement.
- La Déclaration : l’histoire d’Anna, Gemma Malley : Anna est un surplus et elle vit dans un foyer de surplus où on l’éduque avec force et persuasion pour qu’elle rachète la faute de ses parents, l’avoir fait naître et fait d’elle une illégale. Dans ce monde, la société est immortelle grâce à une petite pilule d’immortalité donc pour éviter le surpeuplement de la planète, les jeunes de 16 ans signent une déclaration comme quoi ils vont prendre la fameuse pilule et en échange ils s’engagent à ne pas faire d’enfant.
Sur fond de 1984 d’Orwell, d’autres sujets sont abordés comme le gaspillage des ressources naturelles que l’homme a pu faire (cf des tickets d’énergie, …), le contrôle de la population par une élite, … et la résistance qui s’organise fatalement pour contrer le pouvoir totalitaire.
L’histoire d’Anna se déploie sous 3 volets, dont un écrit par Peter l’amoureux d’Anna. J’ai beaucoup apprécié la lecture du premier tome, avec son petit côté « flippant » (juste un petit côté, il en faut pas beaucoup à ma petite personne il faut dire) et son intrigue qui me captivait. J’ai moins aimé la suite de la trilogie. Peut-être parce que j’ai lu trop rapidement ces 3 tomes, ou peut-être parce que j’ai passé l’âge de la découverte de la duplicité des adultes et autres plans machiavéliques pour conquérir le monde (oui au moins ça).
- Humaine, Rebecca Maizel : une vampire qui après plus de 500 ans d’existence redevient humaine, étrange non ? Lenah réapprend toutes les choses qu’elle avait oublié en perdant son humanité : sentir le battement de son coeur, les perceptions fines du bout de ses doigts, … Elle commence sa nouvelle vie dans un pensionnat, mais son passé et le cercle de vampires qu’elle avait formé pour se protéger ne veulent pas l’oublier. Et une histoire d’adolescence ne serait pas une histoire d’adolescence sans son histoire d’amour !
Honnêtement, j’ai craqué par la couverture du livre. L’histoire est très intrigante au départ quand le personnage principal revient à la vie et perçoit le monde d’une autre façon, puis il y a les ébats amoureux, les questions laissées sans réponse. Ce roman allie les sentiments les plus terre à terre qui font que ce sont un bon roman pour le public visé : l’adolescence, la peur de l’inconnue, l’amour… et le petit côté vampirique qui fait que ce livre est à la pointe de la mode.
Je sais que j’ai lu d’autres livres pour adolescents, mais ne les ayant pas sous la main, je suis incapable de savoir lesquels donc je vais arrêter ici mon balayage de mes lectures depuis février.
« Moi, je réfléchis trop. Ce n’est pas bon.
- Pourquoi ça ?
- Ca use l’âme. Comme si tu grinçais au plus profond de toi.
- Il vaut mieux rêver, c’est meilleur pour la santé. Quitte à cauchemarder de temps à autre. Parfois les cauchemars balaient tout sur leur passage comme une bourrasque dans la maison. »