Physicien brillant par le passé, aujourd’hui Boris Yellnikoff est à la retraite où il enseigne les échecs à de jeunes élèves dont il supporte peu la bêtise. Avant, il était marié, mais il a préféré passer par une fenêtre pour mettre fin à tout cela… et depuis, il en veut terriblement à la médecine parce qu’il boite car sa tentative de suicide l’a fait attérir sur une verrière. Bref, Boris est un homme… assez ronchon, qui sait tout un tas de choses et qui n’a pas sa langue dans sa poche. Tout change lorsqu’il rencontre Melody. Melody est une jeune fille échappée de son sud natal, qui découvre New-York avec un bonheur non dissimulé auprès de Boris qui se transforme alors en mentor.

J’éprouve toujours de la curiosité quand un film de Woody Allen sort et, j’ai de la chance, je n’ai pas été déçue par Whatever Works. Au-delà des clichés du retraité qui rencontre une jeune ingénue écervelée et de toutes les situations qui en découlent, ce film propose une vision assez extraordinaire de par les personnages bigarrés qui gravitent dans la vie de Boris.
Boris, il faut l’avouer, est un chieur fini… il peut paraître attendrissant, mais avec son côté pathéthique hyper développé, cela donne envie de lui payer une thérapie. Mais bon, finalement, on apprend à l’apprécier et à le voir sous les yeux de Melody. Dans ce film, Woody Allen n’a pas plaisanté, on entend parler de tout un tas de choses sur la physique et diverses autres théories (personnellement, j’ai apprécié d’avoir suivi des cours sur ces sujets et d’être une fan assidue de The Big Bang Theory et donc de m’y connaître à minima dans la théorie des cordes).
Après, toutes les explications données par Boris sont juste là pour mettre en exergue son mal-être face à la vie… et il le soulignera plus d’une fois, il a failli recevoir le prix Nobel de physique, comme si cela expliquait sa faillite à être heureux.
Heureusement, l’arrivée de Melody dans sa vie va tout bouleverser et cela dans le bon sens du terme. Il devient son pygmalion, et il va se retrouver face à une fille qui est heureuse de vivre et qui l’aime.
En résumé j’ai beaucoup apprécié ce film, en particulier le personnage qui est joué par la mère de Melody, qui fait un virage à 180° dans sa vie. Le mélange des personnages est vraiment surprenant et les changements dans la vie de ces gens semblent évoluer tout naturellement… après, ce n’est que la volonté de Woody Allen qui s’exprime, mais la magie opère tout de même.
